Description
Le château de la Veyrie accueille au moment des JEP 2026 l'exposition "Mylène Besson à La Veyrie" où sont présentés plus d’une centaine de œuvres sur papier dont quatorze très grands dessins réalisés par l’artiste durant les deux dernières décennies...
- Patrimoine lié à l’eau
Si l’évènement accessible au moment du JEP 2026 n’a pas de lien direct à l’eau, l’histoire de la Veyrie en a bien un. Charles Keller, son propriétaire il y a un siècle, était ce grand industriel de la première moitié du XXème siècle bâtisseur des usines hydroélectriques dans la vallée de la Romanche. Sa résidence principale était le fameux pavillon Keller à Livet-Gavet situé en bordure de la rivière. La Veyrie disposait à cette période de l’eau courante dans les multiples salles d’eau à tous les étages grâce à une citerne trônant au sommet de la tour du château et à laquelle la bâtisse doit sa silhouette aisément reconnaissable depuis la vallée du Grésivaudan. Le réseau d’eau mis en place par Keller alimentait aussi une piscine à débordement, fleuron du parc servant de cadre à des réceptions mondaines et qui, selon les dires, était chauffée toute l’année. Enfin l’eau est aussi présente et visible à la Veyrie au fond du vertigineux puit de plus de 30m de profondeur que le public peut voir dans l’entrée du château.
- L’exposition (extrait de la note de commissariat accessible dans le dossier de presse à partir de la page Exposition 2026 au Château de la Veyrie - BERNIN)
L’œuvre de Mylène Besson aborde à travers à ce qu’elle nomme le dessin du vivant, les questions liées au corps en tant que siège de notre présence au monde. L’exposition est organisée en deux parties. La première, Corps miroirs, aborde les œuvres qui traitent du corps intime, du corps siège et objet des rêves, du corps social et politique enfin où l’altérité prend le visage de ces groupes de personnes aux poses frontales déjà évoquées, mais revêt aussi la silhouette des corps-dépouilles que les conflits et les migrations laissent gisants, entremêlés, anonymes parfois. La deuxième partie de l’exposition, Corps nomades, nous parle de l’intime toujours, ainsi que du corps du désir charnel et d’un corps total qui serait le produit d’une symbiose entre notre espèce et les règnes amis — végétal et animal — matrice d’êtres poétiques dont les hybridations nous rappellent que le vivant ne fait qu’un.
On se plait à imaginer que les âmes flottantes des hôtes du château d’antan, attentives depuis la première exposition aux souffles de vie que l’art insuffle en leur demeure, retrouvent au travers des corps universels que Mylène Besson met au monde quelque chose de leurs corporalité et humanité perdues.





